Création de service – La Police de Proximité avant tout !!

PARISIENS, PARISIENNES,

VOTRE SÉCURITE PASSE APRS LE CHIFFRE ET L’IMAGE !

Il y a un peu plus d’un mois, nous apprenions la création d’un nouveau service sur le 15ème arrondissement de Paris, le GSQ (Groupe de Soutien de Quartier), constitué d’effectifs de police à pieds dont la mission principale serait d’assurer une présence policière accrue dans les « quartiers » du 15ème arrondissement gangrénés par les trafics et les troubles à l’ordre public.

Sa mise en place débuterait le lundi 6 novembre 2017.

Étrangement, cette création intervenait quelques semaines avant le calcul des primes patronales (primes allouées au Commissaire Central en charge de l’arrondissement et calculées sur la base des chiffres effectués les derniers mois de l’année)…

Face aux inquiétudes des effectifs de brigades Police Secours (appels 17) du 15ème, craignant de voir leurs moyens matériels être mis à la disposition de ce nouveau service, la hiérarchie a voulu se montrer totalement rassurante.


La réalité a été toute autre !


Dès les premiers jours d’activité du GSQ 15, sur ordre hiérarchique, les brigades de Police Secours ont été contraintes et forcées de céder leurs véhicules de patrouille et d’intervention aux effectifs du GSQ 15 afin qu’ils se rendent sur leurs zones de sécurisation.

Dans le même esprit, le matériel collectif en dotation aux brigades (gilets lourds, radios ACROPOL, matériel de maintien de l’ordre etc) sans lequel un équipage Police Secours ne peut pas quitter le commissariat, s’est trouvé insuffisant et a dû être partagé avec le GSQ 15.

Il paraît alors évident que la hiérarchie n’a pas mesuré ce qu’implique la création d’un service, notamment en termes de matériel.

Cette dernière a préféré dépouiller un service pour la mise en place d’un autre, plutôt que d’attendre que le matériel prévu arrive dans les locaux.

Parallèlement, les effectifs du GSQ 15 se sont vus attribuer, dès les premiers jours d’activité, du matériel individuel tel que des gilets tactiques, des gazeuses personnelles, des bâtons télescopiques. Matériel sollicité par les effectifs de Police Secours et promis par la hiérarchie depuis des mois.

Ce matériel serait‐il soudainement tombé du ciel ?

Serait‐ce une marque de mépris délibéré de la hiérarchie envers ses effectifs de Police Secours ?
Il va sans dire que les conséquences sur la voie publique pour les effectifs de Police Secours, mais aussi pour les citoyens faisant appel, à leurs services, sont catastrophiques et scandaleuses.


Afin de pouvoir concrètement vous rendre compte de ces conséquences,

voici plusieurs exemples d’interventions

s’étant déroulées ces dernières semaines :

1 –

Suite à un vol à l’étalage dans un magasin, un équipage de Police Secours non véhiculé se voit donner l’ordre de ramener l’auteur d’un vol en empruntant les transports en commun avec l’interpellé menotté. Sans parler de l’atteinte à la dignité humaine de l’auteur, n’est‐ce pas une mise en danger flagrante et à la limite du croyable des collègues intervenants, d’autrui et même du mis en cause ?

2 –

A 21h00 passées, suite à l’appel indiquant la présence d’un chien dangereux ayant, a priori, tenté de mordre à plusieurs reprises des passants, ordre est donné à un équipage non véhiculé de se rendre pédestrement sur les lieux et de le prendre en charge. L’équipage en question a mis plus de 30 minutes pour se déplacer. Mais comment prendre en charge un chien dit «dangereux » sans cage et sans véhicule pour le transporter ?

3 –

Il est évident que la capitale regorge de sites particulièrement menacés par des attentats terroristes. Le 15ème arrondissement n’y échappe pas. Une des missions des effectifs de Police Secours consiste à assurer une sécurisation accrue de ces différents lieux. Cependant, alors même que ces équipages sont à proximité directe des sites les plus sensibles de France, les effectifs sont à pieds, sans protection lourde, avec pour seuls matériels leur gilet pare‐balle personnel, leur arme de service, une radio et une gazeuse. Donnez-leur un pistolet à eau et c’est tout comme !

4 –

Il est arrivé à plusieurs reprises que des équipages (brigade comme GSQ 15) patrouillent et interviennent avec une seule radio ACROPOL par équipage, au lieu d’une radio par effectif comme préconisé sur la capitale.
Il est inutile d’ajouter que ce terminal ACROPOL est obsolète et que des dysfonctionnements parasitent quotidiennement le travail des effectifs de Police. Les radios s’éteignent, n’émettent plus, ne permettent plus de transmettre, ne tiennent pas la batterie : c’est une véritable mise en danger des collègues de se retrouver avec UNE SEULE radio par équipage !
La hiérarchie est au fait et consciente de cette mise en danger des collègues de voie
publique et ne semble, pour autant, ne pas s’en inquiéter.


Le service général, la Police Secours,

c’est la base, la fondation même d’un commissariat.

Comment peut‐on construire un bâtiment stable

sur des fondations affaiblies ?


A croire que ces belles missions ne sont pas assez valorisantes aux yeux de la haute hiérarchie du Commissariat du 15ème arrondissement qui, visiblement, préfère donner un coup de pouce à sa carrière personnelle et se faire bien voir par les hautes sphères policières et gouvernementales plutôt que de répondre aux appels et besoins de ses habitants.

Malgré les différences de traitement et les ordres donnés par la hiérarchie, fort heureusement les effectifs du GSQ 15 et des brigades de Police Secours font la part des
choses. Ils font front commun et souhaitent que les conditions d’exercice s’améliorent pour tous.

Le travail de ces deux services, GSQ 15 et Police Secours, est indéniable,chacun dans son domaine de compétence, et ne doit absolument pas être remis en cause.

IL EST GRAND TEMPS DE REAGIR,

AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !

LA SECURITE DE TOUS, CITOYENS ET POLICIERS,

PASSE AVANT LES CHIFFRES ET L’IMAGE !