Ministère de l'Intérieur, Service Déchetterie-Habillement bonjour !!!

Quand un fonctionnaire de Police se rend compte que son « nouveau gilet pare-balle » attribué en 2014 a déjà appartenu à 2 de ses collègues, et date réellement de 2002, il est en droit de se demander quel est le prix de sa vie.

Certes les « plaques » ont peut être été changées mais la housse ergonomique et personnelle demeure la même.

Une simple housse de tissu n’est pas remise à neuve pour sauver une vie.


Une vie n’a pas de prix pourrait-on dire dans notre société moderne, tellement soucieuse des droits de l’Homme et du Citoyen.


Un policier n’est peut-être ni Homme ni citoyen, puisqu’il n’a même pas le droit à un gilet pare-balle neuf,dans son intégralité, une housse coutant quelques dizaines d’euros.

Une housse neuve, dans laquelle un policier de terrain n’a pas transpiré pendant 8h et pendant plusieurs années.

Parce que dieu sait qu’on en déverse des litres d’efforts dans ce foutu carcan qui nous est vital…

Quelques dizaines d’euros qui pourraient lui sauver la vie, par sa mensuration logiquement sur mesure, cette vie que le terrorisme actuel et une certaine délinquance rêvent d’exhiber comme l’assurance d’aller au paradis ou comme un trophée.

Ce budget ne nous est pas accordé, à nous, policiers.
A quand le gilet pare-balle en papier mâché ?

Les radios faites de 2 gobelets et un fil et les cartouches d’arme bourrées de compost ?

L’administration préfère recycler plutôt que de protéger ses agents.

On aime rappeler que les policiers chargés d’assurer la protection des gens sont démunis si la leur ne tient à rien.


Policiers non protégés, population en danger!


Ça sonne comme un slogan, mais c’est réel et tristement actuelle.

Des tombeaux en guise de véhicules, une fréquence d’entraînement au tir moins efficace que la carabine à la fête foraine et maintenant notre « bouclier » corporel venu de la récup’ ?!?

Jusqu’où irons nous ??

►L’association MPC propose à l’administration de palier rapidement à ce scandaleux manquement à la protection de ses agents.

►Elle propose à ses syndicats d’entamer des négociations concrètes et d’obtenir des résultats visibles, comme il est d’usage de le faire quand on est « représentants du personnel »

Les beaux discours quand un policier décède dans l’exercice de ses fonctions, les hommages, les médailles, tout ceci est vraiment mérité pour nos frères partis trop tôt.
Mais chaque policier le sait, ce n’est aussi que mascarade quand on pense à ces grands orateurs, paraissant si émus de ces assassinats, mais qui sont surtout complices par leur négligence.

Allons-nous encore attendre un ou plusieurs drames pour donner simplement le minimum vital aux forces de l’ordre ?

Ou allons nous faire fabriquer des cercueils collectifs ?!?

Tant qu’à faire, cela coûtera moins cher…