Justice pour Adama, justice pour Théo, et pour tous les enfants de choeur… Les forces de l’ordre, elles, l’attendent toujours cette justice.


Un coup de poing, la Garde à vue, la comparution immédiate, et le verdict : 1 mois ferme.


Ces quelques mots pourraient, DEVRAIENT être le titre d’un fait divers presque banal, un petit encart dans la rubrique des chiens écrasés, tellement cette décision semble logique et surement méritée.

Sauf que la victime est une représentante du peuple, élue de la république et qu’elle a subi ces violences dans l’exercice de ses fonctions.

C’est mal, il en convient.

Mais cette sanction semble totalement démesurée ou plutôt disproportionnée comparée aux autres faits de violences commis sur les forces de l’ordre, également représentants de l’état.


Au dessous de 8 jours d’ITT les délinquants, même multi-récidivistes ne se verront que très rarement punis une peine de prison ferme. Tout au plus, et dans le meilleur des cas, quelques mois de sursis.


C’est le cas pour les policiers mais également, et il est essentiel de le rappeler, pour le citoyen, qui va subir des agressions et ne verra jamais son bourreau se faire infliger une sentence réelle.

⚠ En France, plus de 500 policiers sont blessés par mois! ⚠

Fort heureusement pour la longueur des journaux Télé ou papier, ça ne génère pas un battage médiatique à chaque fois, néanmoins ces faits sont devenus totalement insignifiants, tant pour la justice que pour une certaine opinion publique.

Pourquoi ?

Pourquoi cette différence ?

Un policier doit être violenté sans se plaindre ?

C’est son métier ?

Il est payé pour ça ?

Il doit subir et ne jamais riposter, ne jamais se défendre ?

Certains l’affirment, et le revendiquent.

♦♦♦♦♦Sans doute à l’image de cet homme à Rennes qui vient de perdre son fils, délinquant multi-récidiviste (c’est mal de préciser ça ? Ah ? Tant pis…) au delà de la peine que ça peut occasionner, il trouve quand même la force de demander à la population de s’en prendre physiquement aux force de l’ordre et à déclencher des incidents graves.♦♦♦♦♦

Il est de bon ton de nos jours d’appeler ça « violences urbaines » mais le bon ton n’est pas de mise quand on parle d’inciter à s’en prendre à la vie de gens qui travaillent pour protéger les français jour et nuit.

Evidemment des incidents ont éclaté, c’est dans l’air du temps dirons-nous, c’est à la mode et très tendance… C’est fréquent, de plus en plus fréquent.

Ces faits et cette incitation sont relayés par voie de presse, aux yeux de tous, et personne ne semble agir pour tuer dans l’oeuf ce genre de phénomène, au contraire devant le néant juridique, chacun y va de sa petite émeute…

Pour « calmer le jeu » et faire retrouver le calme dans ce quartier, pour ne pas froisser, pour ramper, pour s’écraser et courber l’échine, rien ne sera sans doute engagé.

La justice française est à 2 vitesses, un vélo dont les roues ne tournent pas dans le même sens, au pire on se casse la gueule, au mieux on n’avance jamais.


Les policiers ont atteint un point de rupture depuis quelques mois déjà, à cause de l’ensemble de leurs conditions de travail, du manque de reconnaissance ou juste de soutien (n’en demandons pas trop !! Nous ne sommes pas payés pour que notre travail soit reconnu !).


Ils attendent des poursuites concrètes dans le cas de ce père :

►Qui va engager ces poursuites ?

►Le Ministère de l’intérieur ?

►Les syndicats policiers ?

J’en rêve comme de mon premier uniforme !!

Celui dont j’étais si fière et qui est maintenant maculé de crachats et de sang !


L’association MPC attend des réponses, des actes, nous rappelons que nous avons des défenseurs, et nous leur prions d’aller dans notre sens et de déposer plainte officiellement et sans délai pour les faits précités.


Si cela n’était pas le cas, et comme il est coutume de le dire en jargon policier, l’association MPC « se réserve le droit de déposer plainte ».

Mais ce serait un nouveau désaveu pour notre haute hiérarchie ou pour nos défenseurs syndicaux…

❝Les policiers ne sont pas de la chair à vengeance ou des défouloirs, des punching-ball, des murs de crash test, les policiers sont des protecteurs et aimeraient à leur tour être protégés❞.