Aulnay sous Bois : Communiqué du MPC

Le MPC suit avec consternation et colère les événements survenus à Aulnay-sous-Bois.

Consternation tout d’abord parce que, pour les policiers de terrain que nous sommes, une interpellation qui dégénère est toujours quelque part le constat d’un échec dont les causes sont multiples.

Consternation pour la personne blessée au cours de cette interpellation.

Consternation pour les collègues interpellateurs, à la place desquels chacun d’entre nous pourrait se mettre, sans préjuger des faits pour lesquels ils sont poursuivis.

Consternation pour les familles de ces collègues pour lesquelles les conséquences de ces faits vont être dramatiques

Colère ensuite parce que, une nouvelle fois, nous assistons à un déchaînement de haine à l’encontre des collègues impliqués dans cette affaire.

Colère parce que, une nouvelle fois, ce déferlement est amplement relayé par tous les médias, avec les mêmes vidéos en boucle, et les mêmes pseudo-interviews de pseudo-témoins,

Colère parce que cette pression médiatique soigneusement orchestrée, ces manifestations qui n’ont de spontanées que le nom, sont sans aucune contrepartie pour les collègues impliqués et au plus grand mépris de la neutralité de l’enquête.

Colère parce que, une nouvelle fois, ces événements, attisés par les déclarations irresponsables de certains responsables politiques locaux ou non, vont être le prétexte pour des centaines de « sauvageons » à brûler des voitures, briser des vitrines et des abris-bus, lancer des parpaings et des cocktails Molotov sur les pompiers et les forces de l’ordre.

Colère parce que, une nouvelle fois, la question se pose : faudrait-t-il pour qu’ils soient entendus lorsque leurs collègues sont sauvagement agressés, que les policiers brûlent, pillent, caillassent ? Qu’il doit être confortable pour certains d’être convaincus que cela ne se produira pas, les policiers ayant un trop grand respect de leur métier et de leurs citoyens ?

Le MPC, prônant pour un rapprochement entre la population et ses policiers, ne saurait se montrer indulgent pour des éventuels dysfonctionnements, mais ne saurait non plus tolérer que, au prétexte de la préservation d’une certaines paix sociale, on tolère qu’une poignée d’individus confisque la démocratie dans certains quartiers. Il prône pour un rétablissement de l’équilibre médiatique entre accusateurs et accusés et pour une responsabilisation pénale des « témoins » médiatiques s’il s’avère qu’ils ont altéré la vérité

Il prône en général pour une remise à plat générale des problématiques rencontrées par les policiers, au sein desquelles leurs relations avec les citoyens occupent une grande place.