Bobigny : Encore trois collègues lynchés

Et oui, trois de nos collègues ont encore payé de leur personne, et pourquoi ? Faire leur travail, tout simplement.

Tout simplement me direz-vous? Justement c’est bien là que réside le problème.

Tout d’abord, nous espérons de tout cœur que nos collègues se rétablissent le plus vite possible. Nous leur adressons d’ailleurs, tous nos vœux de prompt rétablissement et leur assurons notre soutien.

Une fois de plus, nous ne pouvons ignorer la colère qui nous anime, cette colère légitime qui se trouve ici ravivée.

Le hall d’immeuble, est désormais tristement connu pour être un lieu de regroupement des jeunes de cité faisant régner le plus grand désordre en toute impunité, et poussant la population locale a bout.

Les médias parlent de l’implication de 10 jeunes hommes âgés de 16 a 21 ans. Pourquoi ajouter « hommes » a « jeunes » si ce n’est user d’un procédé d’atténuation, un euphémisme pour ne pas heurter. Evidemment dire que des adolescents de 16 ans et plus, ont lynché des policiers serait beaucoup plus inquiétant, et mettrait en évidence ce que nous dénonçons depuis longtemps, a savoir que la législation sur les mineurs n’est plus adaptée.

Les halls d’immeubles seraient-ils devenus les nouvelles MJC des quartiers? Les bailleurs sociaux devraient-ils construire des aires de jeux pour accueillir nos futurs délinquants en couche-culotte?

Cela peut faire sourire, mais c’est la triste réalité, la délinquance des mineurs commence de plus en plus tôt, elle est de plus en plus violente et n’est absolument pas prise en charge par nos institutions.

ll n’est pas possible de qualifier ces délinquants de  » sauvageons  » et a la fois d’être en capacité d’attendre continuellement une vaine réponse des pouvoirs publics qui est pourtant nécessaire pour circonscrire ce fléau.

Puisque toute guérison sous-entend une prise de conscience, puissiez-vous, mesdames messieurs les décisionnaires, faire tomber le voile qui vous aveugle et entendre nos propositions.